Taxe sur les bois importés : quel impact pour l’industrie locale ?
La récente révision de la taxe sur les bois importés dans le cadre de la loi de finances 2025 a créé une vive polémique au sein des industriels marocains de l’ameublement. Alors que le taux pour les produits finis tels que les meubles a été réduit de 12 % à 6 %, la taxe sur la matière première reste à 12 %, une situation jugée incohérente par de nombreux acteurs du secteur.
Selon Othmane Tazi, secrétaire général de l’Association marocaine des industries de l’ameublement (AMIA), cette différence de traitement fiscale désavantage les transformateurs locaux. En effet, importer du bois brut soumis à un taux plus élevé devient plus coûteux que d’acheter directement des produits finis déjà fabriqués à l’étranger, ce qui fragilise la compétitivité des ateliers locaux.
Cette mesure risque aussi d’avoir des répercussions sur les prix pour les consommateurs, notamment pour des produits courants comme les portes d’entrée, les placards ou les dressings. Les industriels locaux pourraient être contraints d’augmenter leurs tarifs ou de privilégier l’importation de produits finis pour rester compétitifs.
La transformation locale du bois, qui crée de la valeur ajoutée et de l’emploi, pourrait ainsi être pénalisée par une politique fiscale qui n’encourage pas suffisamment la production nationale. Les acteurs du secteur demandent une révision de la mesure afin d’équilibrer les conditions de concurrence entre les fabricants locaux et les importateurs.
👉 Pour les professionnels de la menuiserie bois et alu, ces ajustements fiscaux sont un sujet à suivre de près : ils influencent directement la chaîne de production, les coûts et les décisions d’achat des clients.

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